Taverne médiévale

HYPOCRAS,

hypocras, boisson médiévale à base de vin épicé.

Maître Guilbert pour vous servir, tavernier de cette établissement médiéval.

Guilbert au combat à l'épée (vidéo)

Vous trouverais sur ce blog un maximun d'information sur l'origine, les recettes ou la recette, la composition et l'utilisation de l'hypocras et autres boissons médiévales, vin de rose, jus de pomme cannelle. Hippocrate ,as t-il inventé l'ypocras. Plus généralement, je développerais la taverne et je vous tiendrais informer sur l'actualité de l'association médiévale à laquelle j'appartiens, j'ai nommé "les Compagnons de Valérien".

Le forum des compagnons de Valérien

compte rendu animation MONTFERRAND du 2 et 3 juin 2007

compte rendu animation STRASBOURG du 30 juin et 01 juillet 2007

vidéo musique 1 Blâmont 2007

vidéo musique 2 Blâmont 2007

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  • : bonjour
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  • : Détente
  • : Taverne de maître Guilbert: hypocras, boisson médiévale à base de vin épicé ( cannelle - gingembre ...). Hippocrate a t-il crée l'ypocras ? Je fais parti de l'association Les Compagnons de Valérien à NANCY qui à pour but la reconstitution médiévale.
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Samedi 28 avril 2007

Les vins évoqués dans les fabliaux nous renseignent sur ce que l’on buvait réellement au Moyen Âge.

Ainsi, on note un net succès des vins du nord de la France. En effet, à partir du XIe siècle, les villes se développent dans cette partie du pays et l’essor urbain favorise la production et le commerce du vin. C’est l’époque où la Flandre, le Hénaut, l’Angleterre, tous les pays qui bordent la Mer du Nord et la Baltique connaissent une prospérité certaine et cherchent à s’approvisionner pour alimenter leurs villes en pleine croissance. Les transports longs et coûteux incitent à produire le plus près possible des lieux de consommation et l’on comprend ainsi la fortune précoce de la viticulture attachée aux vallées de l’Oise, de la Marne et de la Seine. Dans Les Trois Dames de P

- Les vins du nord

 

aris, par exemple, Dame Tiphaine vante la qualité du vin de Rivière (vv. 30-31), qui est un vignoble rémois des berges de la Marne aux environs d’Epernay et d’Hauvilliers. Roger Dion considère que c’est

, par exemple, Dame Tiphaine vante la qualité du vin de Rivière (vv. 30-31), qui est un vignoble rémois des berges de la Marne aux environs d’Epernay et d’Hauvilliers. Roger Dion considère que c’est

 

, par exemple, Dame Tiphaine vante la qualité du vin de Rivière (vv. 30-31), qui est un vignoble rémois des berges de la Marne aux environs d’Epernay et d’Hauvilliers. Roger Dion considère que c’est
  • le vin le plus estimé des vins de la Champagne viticole.

     

De même, le vin de Soissons revient très souvent dans les textes médiévaux. Dans Les Trois Aveugles de Compiègne, le crieur en fait la réclame (v. 74), ainsi que celui de Courtois d’Arras (v. 103) pour le théâtre.

 

- Les vins d’Orléans et d’Auxerre

 

Si l’on descend un peu, les vins d’Orléans et d’Auxerre jouissent également d’une excellente réputation au Moyen Âge, surtout celui d’Auxerre. Dans La Bourgeoise d’Orléans, il est fait allusion à des blans et des auvernois. Ce serait, selon Roger Dion, l’une des premières attestations de l’existence d’un tel cépage en Orléanais [op. cit., p.159]. Il s’agirait d’un vin rouge, un pinot, mais d’un rouge relativement peu prononcé jusqu’à la fin du XIVe siècle, la cuvaison durant alors assez peu. Le vin d’Auxerre, quant à lui, se retrouve dans quasiment tous les textes médiévaux qui parlent de vin. Le crieur des Trois Aveugles de Compiègne, avec le vin de Soissons (v. 74), vante aussi la qualité de son vin d’Auxerre, comme les taverniers du Jeu de la Feuillée (vv. 9-10) et du Jeu de saint Nicolas (v. 253) en ce qui concerne le théâtre. Il semble que les vins d’Auxerre étaient principalement des vins blancs.

 

 

- Les vins du sud

 

D’autre part, le fabliau des Trois Dames de Paris nous apprend que les vins du sud de la France étaient connus et appréciés, pour certains, dans le nord. Margue, l’une des trois femmes, trouve que le vin de Rivière lui

 

 

  • fait la bouche amere (v. 78)

     

et demande du grenache (v. 79) que tout le monde appréciera. Le grenache est un cépage noir, à gros grains, cultivé dans le Languedoc et le Roussillon. Margue le trouvera meilleur que les vins de France, que le vin d’Arbois (Jura) et même que le Saint-Emilion. Ceci a de quoi surprendre quand on pense à la réputation de ces vins-là aujourd’hui. C’est sans doute à cause de ces nombreuses années calamiteuses dont sont remplies les chroniques, où les gelées de mai et les pluies continues de septembre empêchent le vignoble de Bordeaux de faire souvent du bon vin, comme l’explique Marcel Lachiver.

 

- Les vins nouveaux

 

Enfin il nous faut dire quelques mots sur les vins nouveaux. Les vins nouveaux ne semblaient pas franchement appréciés au Moyen Âge, en règle générale, si l’on en croit le fabliau " Des Vins d’Ouan ", véritable réquisitoire des vins nouveaux qui sont décrits comme étant

 

  • Dur[s] et de mal orde,
    Pou plesant[s] et mal acuillable[s]
    (vv. 8-9). 

  • Vert sont et dur et deloiaus,
    Qu’il vuelent les gens estrangler
    (vv. 52-53).

     

 

D’ailleurs, si l’on se rappelle, le tavernier du Jeu de la Feuillée précise que le vin qu’il sert n’est pas du vin nouveau :

 

  • Et si vous au bien en couvent
    Qu’auen ne vint mie d’Auchoirre
    (vv. 912-913)
    (et puis je vous promets qu’il ne vient pas d’arriver d’Auxerre).

     

Voilà donc tout ce que l’on peut apprendre dans les fabliaux sur les différents vins consommés dans la moitié nord de la France.

 

 source: http://www.chez.com/littmedievale/Lm034.htm

 

 

 

 

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Dimanche 25 mars 2007

 

La cannelle est la plus ancienne épice mentionnée dans des papyrus égyptiens. Elle est aujourd'hui courante et est utile dans une quantité incroyable de préparations. Il ne faut jamais l'acheter en poudre.

La première mention d’une épice dans la Bible et les papyrus égyptiens concerne la cannelle : « J’ai parfumé ma couche de myrrhe, d’aloès et de cannelle.» (Proverbes 7,17 ). Ou dans le Livre de l’Exode(30,32) : « Prends des meilleurs aromates, 500 sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même, la moitié soit 250 sicles de cannelle aromatique, 250 sicles de roseau aromatique.». Dans l’Egypte ancienne, dès le 3 ème siècle avant J.C, la cannelle entrait dans la composition des onguents pour l’embaumement des morts. Elle provenait de la région du Cap des Aromates (pointe de la Somalie). Toute l’Antiquité utilise force aromates dont fait partie la cannelle comme parfums, remèdes, parfums à brûler, onguents. Les marchands la ramenaient soit de la côte est de l’Afrique via Alexandrie, soit de la côte de Malabar. Plus tard, sous l’empire romain et au Moyen-Age, cuisiniers et apothicaires utilisent beaucoup d’épices qui sont achetées aux marchands arabes, puis vénitiens. C’est pour ces précieuses épices, au rapport si fabuleux, que les grandes puissances se livrèrent des guerres féroces ; portugais, hollandais, anglais, français s’étripèrent allègrement pour avoir et garder le monopole du commerce des épices.

Où se trouvait la cannelle ? De Ceylan : « La cannelle se trouve… en grande quantité et la meilleure dans l’île de Ceylan... L’arbre porte deux écorces, la seconde écorce est celle que nous appelons cannelle, naturellement elle est grise, mais lorsqu’on l’a ôtée de l’arbre et qu’on l’a séchée au soleil, elle prend cette couleur roussâtre que nous lui voyons…. Autrefois, les chinois chargeaient la cannelle de l’île de Ceylan et la portaient à Ormuz, d’autres marchands la recevaient là et la portaient en Alep et en Grèce… Les marchands avaient donné à cette écorce le nom de Cin-a-momum, car ces deux mots signifient «bois de la Chine et qui sent bon». Voyages de M de Thévenot, livre second : Des Indes (1689).

La cannelle est maintenant très répandue en Inde, Malaisie, Vietnam, Indonésie, Seychelles, Maurice, Antilles, Guyane, Brésil ….

Seule l’écorce du cannellier est intéressante, l’arbre : Cinnamomum verum appartient à la famille des lauriers, c’est un arbuste aux feuilles persistantes, ovales, d’un vert brillant ; ses fleurs sont blanches et se transforment en baies noires. Plus la cannelle est pâle meilleure elle est, elle provient alors des jeunes pousses. C’est pourquoi on taille régulièrement les arbres en arbustes afin qu’ils rejètent de nouveaux jeunes rameaux. On effeuille les rameaux, et on incise l’écorce en marquant un anneau, puis en la fendant sur la longueur, l’écorce est détachée alors de la branche. Ces copeaux fragiles s’enroulent sur eux-mêmes en fins bâtonnets en séchant. Ce sont ces bâtons de cannelle que l’on utilise en cuisine, la cannelle moulue s’éventant très rapidement.

La cannelle de Chine (Cinnamomum obtusifolium) est aussi appelée «Casse», elle est produite par un arbre de la même famille, on en trouve en Chine, au Laos, en Inde et en Indonésie. L’écorce de ses fines branches s’enroule en tuyaux plus épais, rugueux et foncés que la cannelle, elle fournit une poudre d’un rouge brun. Moins coûteuse, au goût moins délicat, elle entre dans le mélange chinois des cinq parfums. Les indiens en usent comme la cannelle dans les currys, les plats de viandes et de volailles braisées, de riz et de légumes.

On utilise la cannelle traditionnellement pour l'hypocras et autres boissons médiévale, les desserts, les tartes aux pommes, gâteaux de semoule, crèmes, elle améliore aussi les salades de fruits et les compotes et les confitures.

Elle s’adapte très bien dans les ragoûts de viande ou de légumes, avec les gibiers, les volailles, le porc et le riz. Elle est indispensable sur la Pastilla marocaine. De manière très originale, essayez de la marier avec le navet, le lapin et le canard.

par zbi publié dans : commerce médiéval
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Mardi 20 février 2007



Depuis des siècles, l'homme a recours à l'assurance pour protéger ses biens matériels. En effet, on trouve les premières références à l'assurance vers l'an 2000 avant J.-C., sous forme de contrats écrits stipulant des modalités de répartition des pertes lors d'activités de transport, notamment par caravanes ou par voie maritime. Il faut dire qu'à cette lointaine époque, les pirates, les bandits et les pilleurs faisaient partie du « décor social » tant sur terre que sur mer !


Ainsi, à Babylone, le Code d'Hammourabi prescrivait qu'en cas de perte ou de vol des marchandises, le transporteur désigné serait relevé de sa responsabilité de livraison, s'il était en mesure de prouver ne pas être complice du méfait. La perte était alors répartie à l'ensemble des marchands participants de la caravane.
Si un marchand effectue un prêt pour effectuer un transport, il paye une somme supplémentaire au préteur. Le prêt n'a pas à être remboursé si la marchandise se fait voler.

§ 23.
Si le brigand n'a pas été pris, l'homme dépouillé poursuivra devant Dieu ce qu'il a perdu, et la ville et le cheikh sur le territoire et les limites desquels le brigandage fut commis, lui restitueront tout ce qu'il a perdu.

 

§ 103.
Si en route, pendant son excursion, l'ennemi lui a fait perdre ce qu'il portait, le commis en jurera par le nom de Dieu, et il sera quitte.

 

 

 

 

1000 ans plus tard, les habitants de Rhodes inventent la mutualisation. Les marchands dont les biens arrivent à destination remboursent ceux dont les biens ont été détruits lors d'une tempête.

 

 

Les grecs et les romains introduisent l'assurance santé et l'assurance vie. Les Guildes du Moyen Âge remplissent un rôle similaire, en participant aux frais d'obsèques de leurs membres décédés.

 

Au début du premier millénaire est apparu le « prêt à la grosse aventure », l'ancêtre réel de l'assurance maritime et de transport. Les marchands avançaient les fonds au transporteur et celui-ci ne les remboursait qu'au retour à bon port, s'il n'avait pas subi d'avarie ou été assailli par des pirates. Si le bateau parvenait à destination, alors les bénéfices tirés de la vente de la cargaison se trouvaient partagés entre l’armateur et le banquier.

L'assurance a pris véritablement naissance au tout début du second millénaire lors de la « révolution économique » du Moyen Age, en 1063 plus précisément, lorsque des marchands italiens (de Gênes et de Venise principalement) et anglais ont trouvé un moyen de protéger leurs navires contre les pertes subies lors d'un naufrage ou suite aux méfaits de pirates. Formés en association, ils constituèrent un fonds qu'ils approvisionnaient régulièrement et à même lequel ils se dédommageaient (ils élaborèrent les premiers contrats d’assurances). Le terme de « police » qui désigne toujours le contrat d’assurance, en tant qu’écrit, en est l’ultime souvenir dérivant du terme italien « polizza». Leur organisation était connue sous le nom de Code d'Amalfi.


L'Italie, le Portugal, l’Espagne et la France s'attribuent l'origine de l'assurance maritime. On retrouve en effet dans ces trois pays des archives datant des XIIIe et XIVe siècles qui traitent des droits maritimes et stipulent les modalités d'assurance. Ainsi à Toulouse se constitua en 1378, au pied de l’actuel bâtiment dit de la « Manufacture » occupé par l’Université des sciences sociales, la première société commerciale à responsabilité limitée, celle des Moulins du Bazacle. De plus, c’est à Gênes que naquit, en 1424, la première compagnie d’assurances des transports terrestres et maritimes. Vers la même époque, Barcelone vit la publication de Las capitulas de Barcelona que l’on considère comme le premier recueil législatif de droit de l’assurance. Traduit du catalan en castillan, puis en italien, en français et en allemand, il va durablement influencer le droit européen de l’assurance.

 

 

par zbi publié dans : commerce médiéval
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