HYPOCRAS,
hypocras, boisson médiévale à base de vin épicé.
Maître Guilbert pour vous servir, tavernier de cette établissement médiéval.

Guilbert au combat à l'épée (vidéo)
Vous trouverais sur ce blog un maximun d'information sur l'origine, les recettes ou la recette, la composition et l'utilisation de l'hypocras et autres boissons médiévales, vin de rose, jus de pomme cannelle. Hippocrate ,as t-il inventé l'ypocras. Plus généralement, je développerais la taverne et je vous tiendrais informer sur l'actualité de l'association médiévale à laquelle j'appartiens, j'ai nommé "les Compagnons de Valérien".
compte rendu animation MONTFERRAND du 2 et 3 juin 2007
compte rendu animation STRASBOURG du 30 juin et 01 juillet 2007
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Les vins évoqués dans les fabliaux nous renseignent sur ce que l’on buvait réellement au Moyen Âge.
Ainsi, on note un net succès des vins du nord de la France. En effet, à partir du XIe siècle, les villes se développent dans cette partie du pays et l’essor urbain favorise la production et le commerce du vin. C’est l’époque où la Flandre, le Hénaut, l’Angleterre, tous les pays qui bordent la Mer du Nord et la Baltique connaissent une prospérité certaine et cherchent à s’approvisionner pour alimenter leurs villes en pleine croissance. Les transports longs et coûteux incitent à produire le plus près possible des lieux de consommation et l’on comprend ainsi la fortune précoce de la viticulture attachée aux vallées de l’Oise, de la Marne et de la Seine. Dans Les Trois Dames de P
- Les vins du nord aris, par exemple, Dame Tiphaine vante la qualité du vin de Rivière (vv. 30-31), qui est un vignoble rémois des berges de la Marne aux environs d’Epernay et d’Hauvilliers. Roger Dion considère que c’est
De même, le vin de Soissons revient très souvent dans les textes médiévaux. Dans Les Trois Aveugles de Compiègne, le crieur en fait la réclame (v. 74), ainsi que celui de Courtois d’Arras (v. 103) pour le théâtre.
- Les vins d’Orléans et d’Auxerre
Si l’on descend un peu, les vins d’Orléans et d’Auxerre jouissent également d’une excellente réputation au Moyen Âge, surtout celui d’Auxerre. Dans La Bourgeoise d’Orléans, il est fait allusion à des blans et des auvernois. Ce serait, selon Roger Dion, l’une des premières attestations de l’existence d’un tel cépage en Orléanais [op. cit., p.159]. Il s’agirait d’un vin rouge, un pinot, mais d’un rouge relativement peu prononcé jusqu’à la fin du XIVe siècle, la cuvaison durant alors assez peu. Le vin d’Auxerre, quant à lui, se retrouve dans quasiment tous les textes médiévaux qui parlent de vin. Le crieur des Trois Aveugles de Compiègne, avec le vin de Soissons (v. 74), vante aussi la qualité de son vin d’Auxerre, comme les taverniers du Jeu de la Feuillée (vv. 9-10) et du Jeu de saint Nicolas (v. 253) en ce qui concerne le théâtre. Il semble que les vins d’Auxerre étaient principalement des vins blancs.
- Les vins du sud
D’autre part, le fabliau des Trois Dames de Paris nous apprend que les vins du sud de la France étaient connus et appréciés, pour certains, dans le nord. Margue, l’une des trois femmes, trouve que le vin de Rivière lui
et demande du grenache (v. 79) que tout le monde appréciera. Le grenache est un cépage noir, à gros grains, cultivé dans le Languedoc et le Roussillon. Margue le trouvera meilleur que les vins de France, que le vin d’Arbois (Jura) et même que le Saint-Emilion. Ceci a de quoi surprendre quand on pense à la réputation de ces vins-là aujourd’hui. C’est sans doute à cause de ces nombreuses années calamiteuses dont sont remplies les chroniques, où les gelées de mai et les pluies continues de septembre empêchent le vignoble de Bordeaux de faire souvent du bon vin, comme l’explique Marcel Lachiver.
- Les vins nouveaux
Enfin il nous faut dire quelques mots sur les vins nouveaux. Les vins nouveaux ne semblaient pas franchement appréciés au Moyen Âge, en règle générale, si l’on en croit le fabliau " Des Vins d’Ouan ", véritable réquisitoire des vins nouveaux qui sont décrits comme étant
Qu’il vuelent les gens estrangler (vv. 52-53).
D’ailleurs, si l’on se rappelle, le tavernier du Jeu de la Feuillée précise que le vin qu’il sert n’est pas du vin nouveau :
Voilà donc tout ce que l’on peut apprendre dans les fabliaux sur les différents vins consommés dans la moitié nord de la France.
source: http://www.chez.com/littmedievale/Lm034.htm
Comment ? T'en a pas eu ?
...
... En fait, quand j'y réfléchis... moi non plus, en fait...
C'est un scandale ! TAVERNIER !!! Un verre de chaque, et qu'ça swingue !
Très intéressant ! On ne sait plus que boire, tellement il y a de choix... Va falloir goûter à tout... Allez, un verre de chaque...
Hips...